Net, clair et constructif

Publié le par Sainte Thérèse

Patrice de Plunkett
Journaliste, Ecrivain


Hier soir à KTO, l’archevêque d’Avignon a dit les choses avec sa précision et son audace coutumières :

- La tâche de l’école catholique est aussi (et même surtout) de faire connaître Jésus-Christ aux enfants,

- l’évangélisation des enfants est en priorité la responsabilité de leurs parents,

- donc la pastorale familiale est  la priorité dans un Diocèse,

- et quoi qu’il en soit, dans tous les domaines, à temps ou à contretemps, « malheur à moi si je ne fais pas connaître l’évangile »

…a expliqué hier Mgr Jean-Pierre Cattenoz, au cours d’un entretien rediffusé par la chaîne KTO. Ce langage de clarté et de netteté est celui de l’archevêque d’Avignon dans toutes les circonstances.

Il a notamment publié le 15 janvier un livre intitulé  UNE CHARTE POUR L'ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE DANS LE DIOCÈSE D'AVIGNON (éd. Parole et Silence), qu’il présente en ces termes :  « Ayant reçu comme évêque, Successeur des apôtres, la charge de l'Église qui est en Avignon, je ne peux rester indifférent à la situation présente de l'Enseignement catholique. L'enjeu est formidable, essentiel pour notre Église d'aujourd'hui et de demain.  Au terme de plus de trois ans de réflexion sur l'état de l'Enseignement catholique dans le diocèse, il m'a semblé important de promulguer une charte diocésaine qui montre le chemin dans lequel nous devrons avancer dans les années qui viennent.  Je ne souhaite qu'une seule chose : permettre aux jeunes qui sont présents dans les établissements catholiques de pouvoir découvrir et rencontrer Celui qui seul pourra donner sens à leur vie, Celui qui ne cesse de nous redire : " Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie " (Jn 14, 6). »

Ce chantier – recatholiciser l’école catholique ! – demande du courage, et l’on  en félicite Mgr Cattenoz. En effet, la crise de l’enseignement public pousse de très nombreux parents incroyants à mettre leurs enfants à l’école privée. 

Ce n’est pas pour des motifs religieux : « De bonnes études mais pas de  prosélytisme », exigent ces parents. Dans leur langage, prosélytisme  veut dire instruction religieuse. Des écoles « catholiques », s’ajustant à cette demande pour profiter de la tendance, ont donc  estompé leur caractère propre ;  elles  ont  recruté des enseignants qui, à leur tour, souhaitent balayer la religion sous le tapis.

 

D’où l’appel de Mgr Cattenoz à se réveiller et à se ressaisir.

Avec des nuances, bien entendu : il ne s’agit pas de faire du « prosélytisme » abusif, ni d’imposer partout un même modèle pédagogique, souligne-t-il. Mais l’école catholique doit se souvenir de ce qu’elle est.

Ajoutons cette question : si l'école chrétienne ne propose pas la connaissance du christianisme, pourquoi les diocèses devraient-ils la soutenir ?

ps/  L'affadissement de certaines écoles s'appuie sur l'hostilité croissante de la classe politique envers le christianisme dans l'enseignement. Il y a là une complication, qui risque de se renforcer lors de la prochaine législature - quelle que soit sa couleur.

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Publié dans Education

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E
Cet évêque a raison. Il ne fait que constater ce qui se passe vraiment ! Il ne faut pas non plus se voiler la face, même si, c'est vrai également, une minorité d'établissements catholiques font du bon travail d'évangélisation.
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