Telle est la question à laquelle le Père Martin Pradière répond.
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ROME, Vendredi 14 décembre 2007 (ZENIT.org) - « Les
laïcs sont des missionnaires de l'Evangile quand ils font bien leur métier et remplissent leur mission dans un esprit chrétien », affirme le cardinal Odilo Pedro Scherer, archevêque
métropolitain de São Paulo, au Brésil.
Le cardinal Scherer, qui a reçu sa barrette cardinalice des mains du pape lors du consistoire public de novembre dernier, s'est exprimé dans un bref entretien accordé à ZENIT.
« Les laïcs ont dans la société une grande mission à remplir : ils sont la présence de l'Evangile au cœur du monde. Ils apportent la lumière, le sel, le levain de l'Evangile partout où ils se trouvent », a-t-il affirmé.
Dans un message adressé aux fidèles et diffusé il y a quelques temps par l'archidiocèse de São Paulo, le nouveau cardinal invite chaque catholique à découvrir une nouvelle manière d'être missionnaire, dans le sillage de l'appel lancé au terme de la Vème conférence générale de l'épiscopat latino-américain et des Caraïbes, qui s'est déroulée en mai dernier dans la ville brésilienne d'Aparecida.
« La perspective missionnaire ne peut être uniquement superficielle et occasionnelle, mais elle doit être toujours présente dans la vie de l'Eglise, dans tout ce que nous
faisons et organisons », a-t-il écrit.
« Nous ne devons pas nous préoccuper uniquement de la vie ecclésiale déjà établie ; nous devons nous rappeler que l'Eglise existe pour la mission et que la mission existe pour
construire l'Eglise - a-t-il ajouté dans son message -. Sans une attitude missionnaire permanente, notre Eglise vieillit et perd de sa
vitalité ».
« Ainsi, a-t-il encore précisé à ZENIT, l'Eglise attend des laïcs qu'ils s'organisent en fonction de leur tâches respectives, de leurs capacités, selon les dons reçus pour pouvoir remplir leur rôle, selon leurs compétences et leur vocation dans le monde ».
Mirko Testa
Alors n'hésitons plus un instant : la joie d'être missionnaire doit se lire sur nos visages !
Un article très intéressant à lire, à l'occasion d'un Colloque qui a eu lieu en février 2007 sur les grands défis de
l'évangélisation.
Le manque d’évangélisation entraîne un abandon de l’Eglise, affirme le pape.
Il demande d’être plus proche des pauvres.
ndl : le texte concerne le Brésil. Mais il peut également s'adresser à l'Europe et à la France.
ROME, Samedi 12 mai 2007 (ZENIT.org) – Le pape Benoît XVI est convaincu que le
phénomène d’abandon de l’Eglise, qui prend des proportions inquiétantes au Brésil, est en partie dû à l’absence d’évangélisation authentique.
Le pape invite à mettre en place une « pastorale de l’accueil » qui témoigne de la proximité de l’Eglise en particulier à l’égard des pauvres.
C’est ce qu’il a expliqué dans l’homélie qu’il a prononcée ce vendredi, au cours de la célébration des vêpres en présence de plus de 400 évêques brésiliens, dans la cathédrale de Sao Paulo.
Le pape a souligné que l’un des problèmes qui préoccupent le plus les évêques brésiliens est « la question des catholiques qui abandonnent la vie de l’Eglise ».
Selon les chiffres de l’Institut Brésilien de Géographie et de Statistiques (IBGE) le nombre de catholiques au Brésil a diminué fortement au cours des années 90, passant de 83,3% en 1991 à 73,89%
en l’an 2000.
Le pape a expliqué que ce problème peut être attribué, entre autres, « à l’absence d’évangélisation dans laquelle le Christ et son Eglise sont au centre de toute
explication ».
L’IBGE précise que ces dernières années, pour la première fois en plus d’un siècle, le nombre des catholiques au Brésil a cessé de diminuer. En 2000, ils représentaient 73,89% de la population,
en 2003, 73,79.
Benoît XVI a expliqué que « les personnes les plus vulnérables au prosélytisme agressif des sectes – qui est motif de juste préoccupation – et incapables de résister aux attaques de
l’agnosticisme, du relativisme et du laïcisme, sont généralement les baptisés qui ne sont pas suffisamment évangélisés, qui sont facilement influençables car leur foi est fragilisée et parfois
confuse, hésitante et ingénue, même s’ils gardent une religiosité innée ».
Pour cette raison, le pape a demandé aux évêques du Brésil d’ « entreprendre l’activité apostolique comme une vraie mission au sein du troupeau que constitue l’Eglise
catholique au Brésil, en promouvant une évangélisation méthodique et systématique pour une adhésion personnelle et communautaire au Christ ».
« Il s’agit effectivement de ne pas épargner les efforts dans la recherche des catholiques restés à l’écart et de ceux qui ne connaissent que peu de choses ou rien sur Jésus Christ, à travers une
pastorale d’accueil qui les aide à percevoir l’Eglise comme un lieu privilégié de la rencontre avec Dieu et à travers un itinéraire catéchétique permanent », a-t-il déclaré.
Le pape a encouragé les initiatives pastorales qui envoient « dans les maisons des banlieues urbaines et des centres villes, des missionnaires, laïcs ou religieux, en cherchant à dialoguer
avec tous dans un esprit de compréhension et de charité attentionnée ».
« Mais si les personnes rencontrées se trouvent dans une situation de pauvreté, il est nécessaire de les aider, comme le faisaient les premières communautés chrétiennes, en pratiquant la
solidarité, afin qu’elles se sentent aimées en vérité », a poursuivi Benoît XVI.
« Les populations pauvres des périphéries urbaines ou de la campagne ont besoin de sentir la proximité de l’Eglise, aussi bien à travers une réponse à leurs nécessités les plus urgentes qu’à
travers la défense de leurs droits et dans la promotion commune d’une société fondée sur la justice et la paix », a ajouté le pape.
A l’issue de la rencontre, le pape a quitté la ville de Sao Paulo en hélicoptère pour Aparecida. C’est en effet dans le sanctuaire marial d’Aparecida que le pape inaugurera demain dimanche la
cinquième Conférence générale de l’épiscopat latino-américain et des Caraïbes.
Comment ré-évangéliser le monde post-chrétien ?
C'est une question à laquelle le Père Cantalamessa a tenté de répondre, il y a deux ans, lors de la première méditation de l'Avent.
Voici une petite réflexion qui peut que nous aider à mieux comprendre ce qu'est la Nouvelle Evangélisation
Qu'en est-il de la Mission de l'Eglise au Canada ? Quels sont les enjeux et les défis
de la Nouvelle Evangélisation ?
C'est très intéressant, même pour l'Eglise catholique en France.
ROME, Vendredi 2 mars 2007 (ZENIT.org) – Le jeudi 22 février, le pape Benoît XVI a rencontré le clergé du diocèse de Rome au Vatican. La rencontre s’est déroulée sous forme d’entretien. Voici
une synthèse de la quatrième question posée au pape, qui porte sur les Mouvements et les Communautés nouvelles, et la réponse de Benoît XVI.
Le thème des Mouvements ecclésiaux et des Communautés nouvelles, comme don providentiel pour notre époque, a été proposé par le Père Gerardo Raul Carcar, de la Communauté des Pères de
Schönstatt ; arrivé d'Argentine à Rome il y a six mois, il est aujourd'hui vicaire coopérateur de la paroisse « San Girolamo a Corviale ». Il s'agit de réalités qui possèdent un élan créatif, qui
vivent la foi et qui cherchent de nouvelles formes de vie pour trouver leur juste place missionnaire au sein de l'Eglise. Le religieux a demandé au pape un conseil sur la manière de s'insérer
pour développer réellement un ministère d'unité dans l'Eglise universelle.
Benoît XVI : Je vois donc que je dois être plus bref. Merci pour cette question. Il me semble que vous avez cité les sources essentielles de ce que je peux dire sur les
Mouvements. Dans ce sens votre question est également une réponse.
Je voudrais immédiatement préciser que ces mois-ci je reçois les évêques italiens en visite ad limina et que je peux ainsi un peu mieux apprendre la géographie de la foi en Italie. Je
vois beaucoup de belles choses en même temps que les problèmes que nous connaissons tous. Je vois surtout que la foi est encore profondément enracinée dans le cœur italien, même si,
naturellement, elle est menacée de multiples façons par les situations actuelles. Les Mouvements acceptent également bien ma fonction paternelle de Pasteur. D'autres sont plus critiques et disent
que les Mouvements ne s'insèrent pas. Je crois vraiment que les situations sont différentes les unes des autres, tout dépend des personnes en question.
Il me semble que nous possédons deux règles fondamentales, dont vous avez parlé. La première nous a été donnée par saint Paul dans la Première Lettre aux Thessaloniciens : ne pas étouffer les
charismes. Si le Seigneur nous donne de nouveaux dons nous devons être reconnaissants, même s'ils sont parfois gênants. Et c'est une belle chose que, sans initiative de la hiérarchie, à
partir d'une initiative d'en bas, comme on dit, mais une initiative qui est aussi réellement d'en Haut, c'est-à-dire comme un don de l'Esprit Saint, naissent de nouvelles formes de vie dans
l'Eglise, qui du reste sont nées tout au long des siècles.
Au début, elles étaient toujours gênantes : même saint François était très gênant et pour le pape il était très difficile de donner une forme canonique à une réalité qui était beaucoup plus
grande que les règlements juridiques. Pour saint François, se laisser encadrer dans cette structure juridique représentait un très grande sacrifice, mais à la fin est ainsi née une réalité qui
vit encore aujourd'hui et qui continuera d’exister : celle-ci donne de la force et de nouveaux éléments à la vie de l'Eglise.
Je dirais seulement ceci : chaque siècle, des Mouvements sont nés. Même saint Benoît, au début, était un Mouvement. Ils s'insèrent dans la vie de l'Eglise non sans souffrances, non sans
difficultés. Saint Benoît lui-même a dû corriger la direction initiale du monachisme. Et à notre époque aussi, le Seigneur, l'Esprit Saint, nous a donné de nouvelles initiatives avec de nouveaux
aspects de la vie chrétienne : étant vécues par des personnes humaines, avec leurs limites, celles-ci créent également des difficultés.
La première règle est donc de ne pas étouffer les charismes, d'être reconnaissants même s'ils sont gênants. La deuxième règle est la suivante : l'Eglise est une. Si les Mouvements sont
réellement des dons de l'Esprit Saint, ils s'insèrent et servent l'Eglise et, dans le dialogue patient entre pasteurs et Mouvements, naît une forme féconde où ces éléments deviennent des
éléments édifiants pour l'Eglise d'aujourd'hui et de demain.
Ce dialogue se déroule à tous les niveaux. La recherche de structures opportunes est en cours en commençant par le curé, l'évêque et le successeur de Pierre : dans de nombreux cas, la recherche a
déjà porté ses fruits. Dans d'autres, on est encore en phase d'étude. On se demande, par exemple, si après cinq ans d'expérience, on doit confirmer de façon définitive les statuts du Chemin
néocatéchuménal, si un temps d’expérimentation est encore nécessaire, ou si l'on doit peut-être un peu retoucher certains éléments de cette structure.
Quoi qu'il en soit, j'ai connu les Néocatéchumènes dès le début. Le chemin a été long, avec de nombreuses complications qui existent encore aujourd'hui, mais nous avons trouvé une forme
ecclésiale qui a déjà beaucoup amélioré la relation entre le pasteur et le Chemin. Allons ainsi de l'avant ! Cela vaut également pour les autres Mouvements.
A présent, comme synthèse des deux règles fondamentales, je dirais : gratitude, patience et également acceptation des souffrances qui sont inévitables. Même dans un mariage il y a toujours
des souffrances et des tensions. On va cependant de l'avant et c'est ainsi que mûrit le véritable amour. La même chose a lieu dans la communauté de l'Eglise : nous sommes patients ensemble. Les
différents niveaux de la hiérarchie – du curé, à l'évêque, au souverain pontife – doivent eux aussi entretenir un échange permanent d'idées, promouvoir le dialogue pour trouver ensemble la
meilleure voie. Les expériences des curés sont fondamentales, mais les expériences de l'évêque et, disons, la perspective universelle du pape ont elles aussi leur rôle théologique et pastoral
dans l'Eglise.
Cet ensemble de niveaux différents de la hiérarchie, d'une part, et l'ensemble vécu dans les paroisses, avec patience et ouverture, en obéissance au Seigneur, de l'autre, créent réellement la
nouvelle vitalité de l'Eglise.
Nous sommes reconnaissants à l'Esprit Saint des dons qu'il nous a donnés. Nous sommes obéissants à la voix de l'Esprit, mais nous sommes également clairs en intégrant ces éléments dans la vie :
ce critère sert, à la fin, l'Eglise concrète et ainsi, avec patience, courage et générosité, le Seigneur nous guidera et nous aidera assurément.
© Copyright du texte original en italien : Librairie Editrice Vaticane
Traduction réalisée par Zenit
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