Mardi 27 mai 2008

Voici un article que j'ai repris du site : http://www.topchretien.com , et qui, je trouve, mérite une réflexion poussée.


Jean 4:29 + 41+42 : «  Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait; ne serait-ce point le Christ? Un beaucoup plus grand nombre crurent à cause de sa parole; et ils disaient à la femme: Ce n’est plus à cause de ce que tu as dit que nous croyons; car nous l’avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu’il est vraiment le Sauveur du monde. »

La mission première de l’Eglise est d’évangéliser. Aussi faut-il user de la meilleure stratégie pour atteindre le maximum de personnes.

 

1 RÉFLEXIONS TECHNIQUES ET STATISTIQUES

 

Deux types d'évangélisation : planifiée et spontanée.

 

L'évangélisation planifiée

: c'est l'ensemble des stratégies, des techniques et des efforts délibérés et sciemment élaborés par une église, un groupement, une organisation ou même un individu dans le but d'atteindre par l'évangélisation un individu ou un groupe d'individus.

L'évangélisation spontanée

: s'exprime lorsque le corps de Christ exprime naturellement l'amour et les dons spirituels et ainsi attire tout aussi naturellement les âmes à Christ.

 

Statistiques des moyens d'attirance des âmes dans l'Eglise :

- 1 à 2 % par évangélisation spéciale (évangéliste ou campagne).

- 2 à 3 % par le charisme du ministère pastoral.

- 5 à 6 % par démarche personnelle (recherche de Dieu).

- 1 à 2 % par des visites aux personnes chez elles.

- 4 à 5 % par la suite donnée aux "écoles du dimanche".

- 0,5 % par des évangélisations planifiées.

- 2 à 3 % par des moyens divers.

- 75 à 85 % par des contacts personnels (témoignages).

Il faut soigner l'Eglise pour qu'elle puisse évangéliser. Il faut rétablir la qualité des relations (amour) dans l'Eglise. Le monde est en quête de bonheur, le Seigneur répond par l'Eglise sur le principe du "Sermon sur la montagne" : "heureux". C'est là, la réalité des principes de vie dans le Royaume et de la Bonne Nouvelle de l'Eglise dans le monde.

 

1 UNE ÉGLISE ADAPTÉE

 

Notre Église doit s’adapter au terrain sur lequel elle est.

 

« Le Seigneur dit à l’Église : ’’Allez !’’ mais au monde perdu il dit : ’’Venez !’’ Rick WARREN.

 

NOTRE HYMNOLOGIE ou NOS CANTIQUES :

À travers l’Eglise, de grands théologiens ont mis la vérité de Dieu en musique dans le style de leur époque.

Ex. :

Charles WESLEY a utilisé plusieurs airs populaires de tavernes et des maisons d’opéra en Angleterre.

Jean CALVIN engagea deux compositeurs de chansons laïques de son époque pour mettre sa théologie en musique.

Martin LUTHER utilisait les musiques populaires de son époque,

Charles SPURGEON méprisait les cantiques de son époque si révérés quelques siècles plus tard

 

Apprenons à utiliser des chants de joie et de fête, d’adoration et de louange.

Psaumes 8 :2: «  Chantez avec allégresse à Dieu, notre force! Poussez des cris de joie vers le Dieu de Jacob!

Psaumes 95:1 : «  Venez, chantons avec allégresse à l’Eternel! Poussons des cris de joie vers le rocher de notre salut. »

 

La musique et le chant nous permettent de garder un esprit dynamique et joyeux dans l’Eglise.

 

SOIF DE L’EXCELLENCE :

Notre Seigneur a droit au meilleur de nous, ainsi que les âmes qui nous entourent.

La question que nous devrions nous poser c’est : « comment pouvons-nous faire mieux ? »

Chacun doit être à son poste et assumer sa fonction avec le plus grand sérieux et fidélité.

La télévision, les publicités, les magasines, les ordinateurs et Internet, ont développer l’interactivité et l’imagerie. Nous devons travailler le concept de l’interactivité et de l’imagerie. Par des messages visuels et interactif. Mettre davantage d’humour.

 

UN CULTE ADAPTÉ ET AGRÉABLE :

De plus en plus les gens non convertis, viennent à nos cultes et se convertissent. Notre culte doit être adapté à eux. Tous doivent trouver leur compte.

Peut-on se convertir à un culte ? Oui bien sur !

A la « Pentecôte » (Actes 2) les inconvertis ont entendu parler en langue, adorer Dieu et pourtant 3000 âmes se sont tournées vers Dieu.

Le message doit être rempli de l’Esprit et agréable à écouter.

Marc 12:37 : « …une grande foule l’écoutait avec plaisir. »

 

Sondage Gallup :

D’après les non-croyants, l’église est l’endroit le plus ennuyeux qui existe

 

Nous devrions vouloir et travailler à ce que notre Eglise soit l’endroit le plus agréable de la ville.

 

ENLEVER LE MAXIMUM D’OBSTACLES :

Des horaires adaptés,

Des stationnements appropriés,

Un accueil chaleureux,

Des messages respecteux.

 

ALLER SUR LEUR TERRAIN :

Exemple : Répondre aux besoins alimentaires, Ouverture d’une librairie chrétienne dans la ville.

 

Pourquoi beaucoup de chrétiens ne témoignent-ils pas ? parce que :

Pas heureux dans leur foi.

Manque de contact avec autrui, les gens du monde.

Chrétiens mal nourris spirituellement (infantilisme).

Echecs antérieurs, blessures dans l'église.

Honte de leur Eglise (ragots, réflexions, mauvais accueil).

 

Nous voulons être fier de notre Eglise et non pas en avoir honte, fier de nos frères et soeurs et ne pas en avoir honte.


par Sainte Thérèse
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Mardi 27 mai 2008

En 1999, il y a donc presque 10 ans, Mgr Couture a écrit une lettre pastorale sur l'évangélisation.

Je trouve que ça n'a pas pris une ride ! Parcourez-la et vous verrez ! On retrouve souvent les mêmes idées que ce soit en France ou ailleurs.

par Sainte Thérèse
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Jeudi 24 avril 2008

Le 8 décembre 2007, la Congrégation pour le Clergé a publié une note explicative pour augmenter dans les diocèses la pratique de l'Adoration eucharistique continuée à l'intention des prêtres.

Un document intéressant et auquel les laïcs sont invités à en parler avec leur curé. N'oublions pas, comme le souligne le début de ce document, que Benoît XVI a recommandé la pratique de l'Adoration eucharistique aux prêtres ainsi qu'au peuple de Dieu !

En ce qui concerne l'aspect pratique des choses, vous pouvez toujours voir ou revoir l'article suivant

par Sainte Thérèse
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Mercredi 16 avril 2008
C'est à cette question que cet article nous donne quelques éléments de réflexion.
par Sainte Thérèse
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Samedi 16 février 2008

Voici quelques extraits de l'homélie de Benoît XVI, prononcée le 10 septembre 2006 à Munich.

Relisons et réfléchissons quelques instants sur le message que nous laisse notre Pape.

par Sainte Thérèse
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Jeudi 7 février 2008

C'est à cette question que le Cardinal Schönborn donne quelques éléments de réponse, en évoquant la "mission citadine" de 2003 lors du Congrès d'Evangélisation qui s'est déroulé à Vienne.

 

par Sainte Thérèse
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Mardi 5 février 2008

Une vidéo qui a le mérite de poser les bonnes questions !

par Sainte Thérèse
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Dimanche 3 février 2008

Le cardinal Ruini présente les lignes directrices pour une « pastorale intégrée »


ROME, Vendredi 1 février 2008 (ZENIT.org) - Le cardinal Camillo Ruini, vicaire du pape pour le diocèse de Rome, a demandé aux paroisses d'être au cœur de la vie missionnaire.

Le cardinal italien est intervenu jeudi matin, au colloque sur « Paroisses et nouvelle évangélisation. L'apport des mouvements ecclésiaux et nouvelles communautés » organisé à Rome par la Communauté de l'Emmanuel en collaboration avec l'Institut pontifical Redemptor Hominis, du 30 janvier au 1 février.

Précisant dès le début que son but n'est pas de vouloir « rassurer ou réconforter », le cardinal Ruini a expliqué que « la question cruciale concerne l'attitude de la paroisse qui doit être prête à accueillir et prendre ce grand tournant qui est la conversion missionnaire de notre pastorale ».

Il a donc invité les paroisses à ne pas rester prisonnières de « deux tendances, en partie opposées, mais toutes deux peu ouvertes à la mission : celle de se concevoir comme une communauté plutôt autoréférentielle, où l'on se contente de se sentir bien ensemble, et celle d'une « station service » pour l'administration des sacrements, qui continue à considérer comme un acquis chez ceux qui les demandent, une foi pourtant souvent absente ».

Une pastorale intégrée

Pour opérer cette conversion dans les nouveaux contextes sociaux, le cardinal Ruini propose une « pastorale intégrée », un processus qui implique que « les paroisses renoncent à leurs tentations d'autosuffisance, au profit avant tout d'une meilleure collaboration et intégration avec les paroisses voisines ».

De cette façon, explique-t-il, les paroisses pourront « développer ensemble et sans discordance, dans un même cadre territorial, ces attentions et activités pastorales qui dépassent, de fait, les possibilités normales d'une paroisse seule ».

Cette « collaboration ou intégration », dit-il, « doit par ailleurs se poursuivre en lien avec les différentes réalités ecclésiales présentes sur le territoire, à partir des communautés religieuses jusqu'aux associations et mouvements laïques ».

« Le cadre essentiel de référence de ce processus d'intégration est bien sûr le diocèse, avant tout en la personne de l'évêque et à travers ses directives pastorales, mais également à travers les organes de participation et les bureaux couvrant les divers domaines de l'action pastorale, lesquels sont les premiers appelés à agir dans une logique de collaboration et d'intégration ».

Une spiritualité de communion

« Du reste le diocèse, sans renoncer à sa nature et à ses responsabilités d'Eglise particulière, est lui-même impliqué, à plus grande échelle, dans ce même processus de collaboration et d'intégration, car les thématiques pastorales auxquelles il n'est possible de répondre de façon adéquate que dans une optique régionale et nationale, pour ne pas dire européenne et mondiale, ont pris beaucoup d'ampleur ».

« Quoiqu'il en soit, la source première et la raison décisive de cette ‘pastorale intégrée' ne sont pas les changements sociologiques actuellement en cours, mais l'essence même du mystère de l'Eglise, qui est communion ».

La communion ecclésiale possède, à son tour, une orientation intrinsèque vers la dimension missionnaire et la communication de la foi, lesquelles doivent constituer (toujours, mais à titre spécial dans les circonstances actuelles), le critère-guide de toute la pastorale : celles-ci ne peuvent donc être considérées comme une simple exigence de pastorale parmi tant d'autres, mais comme la question centrale, en un certain sens unique et décisive ».

Trois « lignes directrices »

Le cardinal Ruini propose trois « lignes directrices » qui peuvent aider les paroisses à « assumer concrètement leur rôle missionnaire ».

La première consiste à « former les chrétiens qui fréquentent nos communautés, et en premier lieu les prêtres et les séminaristes, à une foi qui soit vraiment missionnaire, dans les différents cadres de vie et pas seulement dans le milieu paroissial ou ecclésial ».

Le deuxième « chemin à prendre est celui du discernement, de la valorisation et du développement des multiples potentialités missionnaires déjà présentes, même si de façon latente, dans notre pastorale ordinaire où il nous est donné la possibilité de côtoyer un grand nombre de personnes qui appartiennent à l'Eglise de manière faible et précaire, voire même des non-croyants : si nous arrivons, dans un esprit évangélique et missionnaire, à entrer en contact avec tous ces gens, les fruits ne manqueront pas ».

La troisième orientation de fond proposée par le cardinal Ruini est celle de « donner une place centrale à la pastorale des adultes, en accordant une attention particulière aux familles, à leur milieu de travail, à leurs cadres de vie ».

Il demande pour cela que « les rythmes de vie des paroisses soient repensés le plus possible, de manière à ce qu'ils soient réellement accessibles aux adultes qui travaillent, et aux familles : pour cela, plus que l'organisation d'un grand nombre de rencontres, ce qu'il faudrait c'est un style de pastorale ouvert à des relations humaines plus profondes, que l'on cultiverait sans toute cette agitation qui dérive justement du manque de temps ».

« Néanmoins l'accent devant être mis sur la pastorale des adultes et des familles ne doit en rien affaiblir l'engagement pris en faveur des générations plus jeunes, car cela serait une très grave erreur », prévient-il.

Le cardinal Ruini estime que transformer la paroisse en une paroisse missionnaire n'est pas « un défi impossible »: « ce qu'il faut c'est donc "avancer au large", comme nous le demande le pape dans sa lettre encyclique Novo millennio ineunte, avec cette confiance, cette créativité et ce courage qui naissent de la foi dont les grandes potentialités, manifestes ou latentes de nos paroisses, sauront tirer profit dans un souci de communion et de mission ».a

par Sainte Thérèse
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Jeudi 31 janvier 2008

ROME, Mercredi 30 janvier 2008 (ZENIT.org) - La mission et l'évangélisation ne sont pas des activités quelconques de la paroisse mais son essence même, a affirmé Mgr Malcolm Ranjith, secrétaire de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements.

Mgr Ranjith est intervenu ce matin à Rome au colloque sur « Paroisses et nouvelle évangélisation » organisé par la Communauté de l'Emmanuel en collaboration avec l'Institut pontifical Redemptor Hominis. Il se déroule du 30 janvier au 1er février.

« Pourquoi la paroisse devrait-elle être missionnaire? », s'est interrogé Mgr Ranjith.

« A cause du commandement d'amour que Dieu nous a laissé », a-t-il répondu. ‘A cause de cet amour, tous sauront que vous êtes mes disciples', a-t-il souligné, en rappelant les paroles de Jésus. Jésus a aimé ses frères et sœurs au point de se donner entièrement pour leur salut : voilà la base de l'évangélisation », a-t-il expliqué, en ajoutant que « l'évangélisation est un signe de la maturité de notre foi ».

« L'Eglise n'existe que si elle évangélise et ceci est également vrai pour la paroisse. Si la paroisse n'évangélise pas, elle n'est plus qu'un bâtiment », a-t-il expliqué.

« L'évangélisation n'est pas un libre choix. C'est une obligation de notre foi, l'expression parfaite de notre charité », a poursuivi Mgr Ranjith.

Le secrétaire de la Congrégation pour le culte divin a souligné l'importance cruciale de l'Eucharistie dans la vie d'une paroisse missionnaire, en citant l'exemple d'un diocèse irlandais. L'évêque de ce diocèse a décidé d'organiser des adorations eucharistiques dans toutes les paroisses. Le fruit de ces adorations est une augmentation des vocations. « L'Eucharistie attire, a expliqué Mgr Ranjith, le Seigneur attire les personnes ».

« L'Eucharistie est au centre de l'évangélisation. Elle doit susciter la foi. Dans certaines paroisses, elle est célébrée d'une manière qui ne suscite pas la foi », a-t-il constaté.

Mgr Ranjith a conclu son intervention en proposant quelques « démarches concrètes » pour les paroisses.

Dans un premier temps, il a encouragé les paroisses à « passer d'un modèle d'entretien à un modèle missionnaire » en expliquant que « si nous ne faisons que restaurer les bâtiments, cela va nous tuer spirituellement ».

La deuxième démarche qu'il propose est de passer « d'un esprit de pessimisme à un esprit d'optimisme », en se souvenant que « rien n'est impossible à Dieu ».

Il a souligné le danger de devenir un « serviteur paresseux », illustrant cela par une phrase de Jésus dans la parabole du festin nuptial. A propos d'un convive qui ne portait pas la tenue de noces, « le roi dit aux valets : ‘Jetez-le, pieds et poings liés, dehors, dans les ténèbres : là seront les pleurs et les grincements de dents' ».

« Je ne veux pas être l'un d'eux ! » a commenté le secrétaire de la Congrégation pour le culte divin.

Comme troisième démarche, l'archevêque sri lankais a encouragé les prêtres encore convaincus que « la mission est la responsabilité exclusive du clergé », que « les prêtres doivent tout décider seuls », à reconsidérer le rôle des laïcs. « Tout laïc est un missionnaire potentiel », a-t-il souligné, en ajoutant que ceci est largement développé dans l'exhortation apostolique de Jean-Paul II « Christifideles laici ».

Comme quatrième démarche, Mgr Ranjith encourage les paroisses à faire appel à tous (associations, groupes, hommes, femmes, jeunes et même aux enfants) et de se lancer courageusement dans des « domaines inexplorés », de « rechercher de nouvelles méthodes » d'évangélisation car « le miracle de l'évangélisation peut se produire ». Comme encouragement, il cite Jésus dans l'Evangile de Matthieu qui disait : « Je vous le dis, Dieu peut, des pierres que voici, faire surgir des enfants à Abraham ».

A l'issue de la conférence du secrétaire de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, un temps de questions-réponses a été proposé.

La première question a été posée par le père Marc Timmermans, qui a présenté son pays, les Pays-Bas, comme « le pays le plus sécularisé au monde ». « Nous les catholiques sommes tellement marginalisés ! a-t-il expliqué. Nous essayons de trouver n'importe quels moyens, comme les médias par exemple, pour montrer notre présence... »

« Il est bon d'utiliser tous les moyens disponibles et de penser aussi que parfois les rêves peuvent devenir réalité », a souligné Mgr Ranjith, mais « le plus important est de se sentir forts, d'avoir confiance en Dieu, et de prier ».

L'évêque a cité l'exemple de son diocèse au Sri Lanka, un pays dont « une large part de la population est non chrétienne ». Il a expliqué que des laïcs catholiques vont rendre visite aux familles musulmanes, hindoues, qu'ils prennent le thé ensemble et parlent de religion. « Ce qui serait triste, a-t-il dit, ce serait de baisser les bras ». « Soyez forts, soyez courageux et vous y arriverez ! », a-t-il exhorté, citant l'exemple de saint Paul.

La deuxième question a été posée par un prêtre de Belgique qui a demandé si le problème de la fermeture définitive des églises, de plus en plus répandu dans certaines régions, est le signe d'un manque de foi.

Mgr Ranjith a de nouveau cité l'exemple de son diocèse au Sri Lanka. Il a expliqué qu'il existe un jumelage spirituel entre son diocèse et un diocèse allemand. Ayant un jour appris le décès du curé d'une paroisse allemande, il a dit à l'évêque : « Je vous enverrai mon meilleur prêtre ». Le diocèse allemand a demandé un temps de réflexion et a finalement répondu : « Non. Nous fermons l'église ». Mgr Ranjith a conclu sa réponse par une interrogation : « Mais comment allez-vous convaincre l'évêque ? »

La troisième et dernière question a été posée par le Mexicain José Prado Flores. Il a dit son inquiétude devant le phénomène de migration des catholiques vers les autres Eglises chrétiennes et parfois même les sectes, car les paroisses ne répondent pas à l'attente des fidèles.

« C'est le Seigneur qui vous a mis sur ce continent », a répondu Mgr Ranjith. « C'est votre défi ». Il a alors raconté une anecdote : l'histoire d'une femme qu'il a rencontrée un jour dans le TGV Paris-Lyon. Le siège à côté du sien étant libre, la femme s'est assise et lui a demandé s'il croyait en Jésus. Surpris - car il portait le col romain - il lui a répondu : « Mais vous ne voyez pas ? ». « Si, a-t-elle dit, mais vous croyez toujours à Jésus ? ». Au bout d'un moment elle s'est levée et est revenue une heure plus tard. Mgr Ranjith lui a demandé ce qu'elle faisait dans le train. Elle a expliqué que quelque temps auparavant, elle était allée voir le prêtre de sa paroisse en lui disant qu'elle avait perdu la foi. Le prêtre lui avait conseillé d'aller parler du Christ avec les gens, dans le train ! Et c'est ce qu'elle avait entrepris de faire. « Et ma foi augmente ! », avait-elle expliqué.

Répondant à une question de Zenit, à l'issue de la rencontre, sur le modèle que l'on pourrait donner à des paroisses découragées, Mgr Ranjith a répondu que ce qui compte en définitive c'est « le zèle et l'esprit d'amour du curé ». Comme modèles pouvant inspirer les paroisses il a cité « Jean-Marie Vianney » (le curé d'Ars), le « patron des prêtres diocésains », mais aussi Mère Teresa ou encore le missionnaire saint François Xavier qui est parti sans rien et qui ne connaissait pas les langues. « Si lui a réussi, pourquoi pas nous ? » a-t-il conclu.

par Sainte Thérèse
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Lundi 28 janvier 2008

"Le Seigneur nous a envoyés évangéliser les hommes. Mais as-tu réfléchi à ce que c'est qu'évangéliser les hommes ?

Evangéliser un homme, vois-tu, c'est lui dire : "Toi aussi tu es aimé de Dieu dans le Seigneur Jésus. Et pas seulement le lui dire, mais le penser réellement. Et pas seulement le penser, mais se comporter avec cet homme de telle manière qu'il sente et découvre qu'il y en lui quelque chose de sauvé, quelque chose de plus grand et de plus noble que ce qu'il pensait, et qu'il s'éveille ainsi à une nouvelle conscience de soi. C'est cela lui annoncer la Bonne Nouvelle. Tu ne peux le faire qu'en lui offrant ton amitié. Une amitié réelle, désintéressée, sans condescendance, faite de confiance et d'estime profondes.

Il nous faut aller vers les hommes. La tâche est délicate... Nous devons être au milieu d'eux les témoins pacifiés du Tout-Puissant, des hommes capables de devenir réellement leurs amis. C'est notre amitié qu'ils attendent, une amitié qui leur fasse sentir qu'ils sont aimés de Dieu et sauvés en Jésus-Christ."

("Sagesse d'un pauvre", Eloi LECLERC)

par Sainte Thérèse
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